Les autorités tunisiennes sont confrontées à des accusations croissantes de la part d'organisations de droits humains, qui les accusent de contraindre des migrants irréguliers à retourner "volontairement" dans leurs pays d'origine. Cela fait partie de campagnes de sécurité continues visant les camps où ces migrants résident dans la gouvernorat de Sfax.
Des témoignages et des rapports d'organisations de droits humains indiquent que des milliers de migrants, principalement originaires de pays d'Afrique subsaharienne, vivent dans des camps dans les villes d'El Amra et de Jbeniana. Depuis le début de l'année 2026, ces camps ont été soumis à des raids répétés et à des opérations de démantèlement.
Les autorités tunisiennes, en revanche, soutiennent que leurs actions visent à organiser la situation des migrants et à faciliter leur retour volontaire en collaboration avec des organisations internationales, tout en niant exercer des pressions ou commettre des violations.
Cependant, les critiques soulignent que les conditions de vie difficiles et les mesures de sécurité pourraient inciter les migrants à accepter le retour, soulevant ainsi un débat sur la nature de ce "volontariat" et sa conformité avec les normes internationales des droits de l'homme.