L'ONU met en garde contre le risque de violences au Kordofan après les atrocités d'El Fasher

Le haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Turk, a averti que des atrocités similaires à celles observées à El Fasher, dans le Darfour, pourraient se reproduire dans la région du Kordofan, alors que les combats s'intensifient.
Dans son discours au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève, Turk a qualifié les événements d'El Fasher de "catastrophe évitable", exprimant sa profonde inquiétude quant à la possibilité que des violations des droits de l'homme se déplacent vers le Kordofan, surtout après la montée des tensions armées.
Le haut-commissaire a souligné que son bureau avait documenté des schémas alarmants de crimes graves, y compris une attaque des forces de soutien rapide sur le camp de Zamzam pour les déplacés, qui a entraîné la mort de milliers de personnes en quelques jours et provoqué la fuite de dizaines de milliers de civils dans la panique.
Turk a affirmé que ces actes constituent des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, une évaluation qui rejoint les conclusions de la Cour pénale internationale sur les événements d'El Fasher.
Il a également noté que la responsabilité de ces atrocités incombe aux forces de soutien rapide et à leurs alliés, ainsi qu'à ceux qui leur apportent un soutien, appelant à une responsabilité accrue pour éviter l'impunité et prévenir de futures tragédies dans d'autres régions du Soudan.
En conclusion, Turk a lancé un appel à la communauté internationale pour qu'elle intensifie ses efforts afin de protéger les civils, de mettre fin aux violations des droits de l'homme et d'empêcher que le Kordofan ne connaisse une nouvelle vague de violences semblable à celle d'El Fasher.
